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photo : Reyes Sedano

Ljubljana reçoit l'écrivain marocain, Ali Amar

Ali AmarAli Amar est journaliste et écrivain marocain. Il a été en 1997 l’un des fondateurs et le directeur de l’hebdomadaire «Le Journal», premier titre indépendant du Maroc qui a subi, à répétition, les foudres du régime avant d’être définitivement interdit de parution en janvier 2010.

Titulaire d’une maîtrise en sciences économiques et d’un Master en journalisme international de la City University de Londres, Ali Amar a souvent été persécuté dans son pays à cause de sa plume engagée et pour ses enquêtes fouillées au cœur du système monarchique marocain.

Il est l’auteur de «Mohammed VI, le grand malentendu», un best-seller publié en 2009 en France chez Calmann-Lévy et censuré au Maroc. Son livre révèle la réalité des dix premières années de règne du roi du Maroc. Son second ouvrage «Paris-Marrakech : argent, pouvoir et réseaux» à paraître fin janvier 2012 (Ed. Calmann-Lévy) décrypte les liens incestueux qu’entretiennent les élites marocaines et françaises sur fond de révolutions arabes.

Ali Amar habite aujourd’hui à Ljubljana, la capitale de la Slovénie, qui a récemment rejoint le réseau ICORN des villes refuge pour écrivains. Il écrit aujourd’hui pour le site d’information Slate.


Première écrivain ICORN à Ljubljana

Zineb at the EU parliamentNous sommes très heureux d'accueillir notre premier hôte dans le cadre du projet International des villes refuges ICORN, écrivain et journaliste marocaine Zineb El Rhazoui!

Zineb est journaliste, écrivain et militante des Droits Humains au Maroc. Co-fondatrice du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (MALI) qui s’est rendu célèbre par son pique-nique organisé pendant le ramadan en 2009 pour protester contre la loi qui interdit de manger en public. Elle est aussi membre du Mouvement Liberté et Démocratie maintenant, plus connu comme le Mouvement du 20 février, qui milite pour une véritable démocratie au Maroc. Sociologue des religions de formation, elle a publié plusieurs enquętes sur les minorités religieuses et le culte maraboutique dans le Journal hebdomadaire, publication pionničre de la presse indépendante au Maroc, fermée par le régime en janvier 2010. Privée de tribune, victime de menaces de mort et d’intimidations policières dans son pays, notamment à cause de ses actions contre le harcčlement sexuel dans l’espace public, elle a rejoint le réseau ICORN en 2011 et réside aujourd’hui à Ljubljana, capitale slovène, devenue membre du réseau ICORN en juin de la même année. Elle vient de publier deux ouvrages collectifs ; les 1000 Unes de Charlie Hebdo (Ed. Les échappés), et Nouvelles du Maroc, recueil collectif où elle a contribué avec un texte politique « Ahmed le businessman » (Collection Miniatures, Ed. Magellan).

Journée internationale de la paix

Déclaration du Comité des Écrivains pour la Paix au Congrès du PEN International à Belgrade, Septembre 2011


Nous vivons à une époque où un sens large et systémique est attribué à la notion de paix, celle-ci devant être conçue comme une capacité à affronter les conflits et comme une propension à faire évoluer les violences ouvertes ou potentielles vers des formes de dialogue, malgré les difficultés inhérentes à de telles démarches.
 C´est pourquoi notre mission d´écrivains est complexe, dans la mesure où nous devons promouvoir une culture de la paix non seulement à travers nos écrits, mais aussi en tant que simples citoyens du monde. Partout où règnent oppression, colonisation, occupation illégale, injustice et violence sous quelque forme que ce soit,  c´est pour nous un défi et nous nous devons de le relever en apportant une réponse appropriée en contribuant à mettre en avant le pouvoir des citoyens face à la brutalité de systèmes arbitraires.
 Nous soulignons donc la nécessité urgente d´avoir une solution négociée viable entre toutes les parties impliquées en Israël et en Palestine, afin que les peuples puissent vivre en auto-détermination, liberté, paix et en sécurité; une solution négociée s´impose également pour ce qui est des régions où l’exigence de respect pour les droits civiques et l’auto-détermination ne peut être résolue qu’avec l’accord de tous les parties. 
Aussi sommes-nous persuadés que la résolution des conflits culturels, linguistiques, ethniques, sociaux et politiques au Tibet, dans les pays des Uyghurs, des Kurdes, des Basques, dans les Balkans, au Mexique et dans tant d'autres pays ne sont possibles que par le dialogue.
Conformément à la Déclaration de Lugano de 1987,  approuvée au 50ème Congrès du PEN International, “il ne peut y avoir de liberté sans paix, ni de paix sans liberté”; elle stipule également qu´il convient ”de condamner le terrorisme, qu´il émane d´Etats ou d´individus ou qu´il se revendique comme étant justifié dans le cadre d´une lutte de libération.”
 Notre siècle devrait faire une attention urgente aux formes violentes par lesquelles  les spéculations financières  imposent la pauvreté à d´importantes parties de la population mondiale, à l´exploitation croissante des richesses naturelles, causant des dommages au climat global, et aux atteintes violentes portées à la nature et à l´environnement. C´est dans ce sens que l´engagement en faveur de la paix revêt toujours une dimension politique dans la mesure où il est public et devrait toujours être assimilé à la défense d´un droit humain visant à une auto-détermination responsable et coopérative.  Néanmoins notre conviction profonde est que tout les centres nationaux du PEN et surtout les membres du Comité des Écrivains pour la Paix (WfPC) devraient condamner le terrorisme et la violence dans toutes ses formes. En effet,  le WfPC a gardé le symbole de "la plume qui vainc l'épée".